INFOSIA-GEM | CANICULE: les profiteurs du chaos
Pendant que l'on conseille aux Français de garder leurs factures, les géants du pétrole américain, eux, comptent leurs milliards. Découvrez comment des événements mondiaux se transforment en profits "insolents" pour certains, et ce que cela signifie pour vous.

Des profits "insolents"
Depuis les frappes du 28 février, le baril de Brent a bondi de près de 46 %, dépassant les 110 $ et frôlant parfois les 120 $. Cette montée spectaculaire des prix a créé un véritable jackpot pour certaines entreprises.

Le jackpot américain
Alors que le détroit d'Ormuz est bloqué, paralysant 20% du pétrole mondial, les majors américaines comme ExxonMobil et Chevron tournent à plein régime. Non dépendantes du Golfe Persique, elles vendent leur pétrole domestique au prix fort du marché mondial. Les analystes prévoient un surplus de profit de 47 milliards de dollars pour ces deux seuls géants si la situation perdure. Leurs actions ont grimpé de 5 à 7 % en seulement deux semaines.

Le GNL: le second jackpot
Le Gaz Naturel Liquéfié (GNL) représente le second jackpot. Suite aux frappes en Iran sur les installations du Qatar, deuxième producteur mondial, des entreprises américaines comme Cheniere et Venture Global récupèrent toutes les parts de marché en Europe et en Asie à des prix records. C'est un mouvement stratégique qui redessine la carte énergétique mondiale.
Qui paie la note ?
C'est le paradoxe: les États-Unis mènent la guerre, leurs entreprises s'enrichissent, mais le consommateur américain (et français) paie la note à la pompe, avec une augmentation moyenne de 24 % aux USA. Cette situation soulève des questions sur l'équité et la répartition des coûts en période de crise mondiale.